Avis de tempête

L’avis très attendu de la Mission Régionale de l’Autorité environnementale (MRAe) concernant le projet le Plan Local d’Urbanisme de la commune de La Rochepot a été publié mercredi 14 mars.

Ce document ne statue pas sur l’avenir du projet. Il ne fait qu’évaluer la qualité de l’étude environnementale obligatoire qui doit être jointe au dossier de PLU et là, force est de constater que la MRAe n’a pas été tendre.

La première remarque, et pas des moindres, est que l’étude environnementale en question n’évoque à aucun moment la possibilité d’implanter le parc d’attractions Vintage Bel Air ailleurs que sur le plateau de Bel-Air de sorte qu’il apparaît clairement que le maître d’œuvre n’attache aucune importance au résultat de cette étude. Le parc s’implantera là, un point c’est tout. Pour un projet qui prétend être le fruit d’une « démarche éco-responsable » allant « se déployer en douceur dans le respect de son environnement » vous avouerez que ça la fout mal.

Clairement, et c’est une découverte pour personne, ce projet de PLU n’a d’autre but que d’autoriser la construction de ce parc dans une zone qui, pour l’instant, n’est pas constructible. Il est vrai que les questions d’environnement n’ont jamais été une priorité sur cette commune comme l’a prouvé la gestion de la décharge…

Cette étude environnementale apparaît à la MRAe comme « provisoire et non aboutie » car le projet de parc d’attractions Vintage Bel Air n’est lui-même pas finalisé comme l’atteste les différentes versions du plan du site présentées aux pages 207 et 282 du dossier de PLU. Il est vrai que ce projet autrefois annoncé comme grandiose, ce qui avait suscité nos premiers doutes, a réduit comme peau de chagrin au fil des années et des différents documents émis par ces promoteurs.

Plus intéressant encore, la MRAe souligne que le projet de PLU est contraire aux objectifs de conservation de l’avifaune figurant dans le document d’objectif et de gestion (DOCOB) adopté à l’unanimité au comité de pilotage Natura 2000 du 11 mars 2016 (auquel le maire de la commune était d’ailleurs présent comme le prouve le rapport de séance), tout particulièrement en ce qui concerne la population d’œdicnèmes criards. Ce secteur est en effet le seul au sein de la ZPS où il y a reproduction avérée de l’espèce.

Pire, la MRAe relève qu’aucune évaluation de l’incidence sur l’avifaune de l’aménagement du plateau n’a été effectuée ce qui ne permet pas d’établir l’absence d’impact négatif sur les oiseaux d’intérêt communautaire objets de la mise en place de ce site Natura 2000 ce qui contrevient aux dispositions de l’article R.414-23 du Code de l’Environnement.

Quant à l’aspect paysager du site après aménagement, il n’a été traité que très succinctement. Impossible donc de savoir comment devraient s’intégrer ces nouvelles constructions dans le paysage. Il faut reconnaître qu’avec un projet en perpétuelle évolution, c’est un peu difficile…

Concernant les problèmes d’assainissement, la MRAe se contente de constater que le parc devra disposer d’un « assainissement individuel au dimensionnement adapté au volume d’eaux usées à assainir » sans préciser le devenir de ces eaux usées après épuration sachant que le hameau ne dispose pas de réseau d’eau pluviale et que la Communauté d’Agglomération Beaune Côte et Sud n’a, aux dernières nouvelles, pas l’intention d’investir sur ce projet.

Bien sûr, il ne s’agit là que d’un avis et le maître d’œuvre, s’il a l’obligation d’y répondre, n’est en revanche pas obligé d’en tenir compte de sorte que la commune peut désormais passer à l’étape suivante en lançant l’enquête publique.

Mais il est évident que l’adoption par le conseil municipal de ce PLU ne pourrait qu’entraîner la saisine du tribunal administratif et si l’avis de la MRAe n’est que consultatif, il est constant qu’il sert de base à la décision des juges comme le rappelait Maître Florian FERJOUX, avocat spécialiste de l’urbanisme.

Il est donc de plus en plus clair que l’ouverture du parc annoncée pour 2019 (après l’avoir déjà été pour 2018) est encore un peu plus compromise.

Des informations ou désinformation ?

L’édition du Bien Public en date du 1er mars 2018 nous a gratifiés, une fois de plus, d’un article tout à la gloire du projet de parc d’attractions Vintage Bel Air. Cette fois ci, l’argument de ce qu’il faut bien appeler de la publicité déguisée, est un évènement pleinement d’actualité puisqu’il s’agit du festival organisé par les promoteurs du parc et qui aura lieu les… 29 et 30 juin au château de Vignoles près de Beaune.

Ainsi, peut-on lire dans ce papier non signé d’une demie-page « Vintage Bel Air sera un parc touristique d’un genre nouveau qui ouvrira ses portes sur le site de Bel Air, à La Rochepot, le long de l’ex-Nationale 6 » suivi d’une description tout droit issue de la très luxueuse brochure publicitaire distribuée actuellement dans divers salons.

La mention « publireportage » ne figurant pas en marge du texte, on peut supposer qu’il a été rédigé par une personne se prétendant journaliste et approuvé par quelqu’un se prétendant rédacteur en chef. Pourtant, la déontologie journalistique qui sied à tout organe de presse digne de ce nom voudrait (du moins en théorie) que l’on vérifie au moins un minimum les informations publiées dans ce qui est supposé être un quotidien d’information.

Ainsi, si ce prétendu journaliste avait fait un travail de vérification tout ce qu’il y a de plus basique, il aurait découvert que le projet de PLU de la commune de La Rochepot n’avait toujours pas été validé par l’Autorité Environnementale et que, de fait, le terrain où est supposé être construit ce parc d’attractions n’est toujours pas, à l’heure actuelle, constructible. On est encore très très loin de l’obtention du permis de construire, surtout si des opposants au projet font appel de la décision devant le Tribunal Administratif…

Certes, en juin dernier, les délégués de la Communauté d’Agglomération Beaune Côte et Sud ont voté à une très large majorité (pour ne pas dire avec un score quasi stalinien) un vœu de soutien à ce projet dont le seul but était clairement d’exercer une pression politique sur les services de l’État, pour autant, et n’en déplaise à certains, l’Administration n’est pas aux ordres de quelques barons locaux. Elle applique des lois et des textes réglementaires et si ce projet n’est pas conforme, il sera rejeté. Dura lex, sed lex.

L’autre approximation notable concerne la légende de la photo d’illustration : « sous une pluie battante, un millier de personnes avait assisté, en juin 2016, au dévoilement de la première borne du projet Vintage Bel Air ». Un millier de personnes ? Vraiment ? Et selon la police ? Là encore, une petite recherche internet permet de trouver quantité de photos qui prouvent que ce chiffre est très largement exagéré pour ne pas dire sans aucun rapport avec la réalité. Pour la petite histoire, cette fameuse cérémonie de la première borne à eu lieu le second samedi du mois, comme par hasard, le même jour que le rassemblement des membres de l’association AOC à la Station de Bel-Air située à quelques centaines de mètres de là et dont les membres avaient, pour les besoins de la photo, été priés d’aller assister aux discours des promoteurs. Les connaisseurs des lieux n’auront d’ailleurs sans doute aucun mal à reconnaître sur certaines photos servant à illustrer l’évènement la Station de Bel-Air ou les bâtiments voisins qui prouvent sans conteste la manipulation par l’image.

Malheureusement, le Bien Public n’en est pas à son coup d’essai. Déjà le 7 août 2017, un article était publié avec le titre : « Dès 2007, l’Auberge du Pont de Paris misait sur le projet Vintage Bel Air » ce qui relève du prodige quand on sait que le projet a été lancé par le président de la CABCS en… 2014 comme le prouve cet article des Echos du 22 avril 2015 et que la création de la société Vintage Bel Air SAS remonte au 17 juillet 2014, là encore une information facile à vérifier.

De même, le 13 avril 2016, le même Bien Public titrait à l’occasion du lancement de la campagne de financement participatif « Le parc Vintage Bel Air verra le jour l’année prochaine » ce qui s’est révélé totalement faux comme chacun (surtout les investisseurs…) a pu le constater.

Alors, le Bien Public, organe de propagande, brochure publicitaire ou fournisseur officiel en « fake news » comme on dit maintenant ? Une chose est sûre, il ne s’agit de toute évidence pas d’un quotidien de nature à fournir une information objective à ses lecteurs. Une telle constance dans l’approximation ne relève plus de l’amateurisme mais du mensonge délibéré. Reste à savoir dans quel but et au profit de qui.

En route pour le Bout du Monde

CP Val au lievreLa lecture d’un article extrait de la revue de l’Automobile Club de Bourgogne numéro 7 de juillet 1933 relatant l’inauguration de la route départementale D111F permet de constater que, non seulement la réputation du Cirque du Bout du Monde était déjà bien établie au début du vingtième siècle mais aussi qu’il était, déjà à l’époque, au centre d’une politique de développement de ce qui sera nommé bien plus tard le « tourisme vert ».

Une manifestation touristique à Nolay

L’inauguration de la route de la Tournée

Ce serait faire injure aux lecteurs de notre revue que de leur demander s’ils connaissent la promenade de la Tournée, site pittoresque blotti aux portes de Nolay, dans le Val de Vauchignon, petite commune voisine.

Le touriste qui veut bien consacrer une journée de loisirs à cette aimable région, n’a pas perdu son temps.

Sortant de Nolay, il remonte la vallée de la Cusanne et regarde placidement les vignobles sans prétention qui la bordent. Puis, après avoir traversé les villages de Cormot-le-Grand, Cormot-le-Petit et Vauchignon, il entre dans le vallon de la Tournée.

Autrefois, ce vallon charmant, « solitaire, inconnu, bordé d’un ruisseau sans nom », empruntait une partie de son attrait mystérieux à sa difficulté d’accès et, s’il mérita les louanges des Dumas, des Carnot, il les devait surtout à cet austère recueillement.

Aujourd’hui, l’homme est plus pressé de jouir des agréments de la vie, des beautés de la nature. L’apanage d’une sélection de fervents touristes, le bien précieux dont ils profitaient un peu égoïstement peut-être, a été livré à tous.

La mairie de Vauchignon, la mairie de Nolay, avec la complicité des pouvoirs publics, du Touring-Club et, avouons-le, de l’Automobile-Club, a forcé la porte de ce petit « paradis perdu » et l’a offert à tous les amateurs de nos beaux sites de France.

Certains nous diront peut-être qu’ils préféreraient être l’amant discret et privilégié, plutôt que le camarade reçu à bras ouverts, collectivement, avec tous ses compagnons.

Mais cela se discute et les admirateurs de la Tournée ont voulu que celle-ci, accueillante et bonne fille, ouvre ses jolis bras à ses nombreux amis, sans rien perdre de son charme et de sa modestie.

J’avoue un petit faible pour les don Quichotte de tous les temps qui se battent contre les moulins pour défendre leurs rêves et conquérir la Dulcinée du Toboso. J’applaudis cependant au remplacement du petit sentier étriqué et rébarbatif pour nos voitures, par une belle voie carrossable.

D’ailleurs, comme l’a très bien dit notre très distingué collègue M. Montmey, quand les plaies vives de la terre seront cicatrisées, quand les buissons et les arbustes auront couvert à nouveau les bords rugueux et dénudés de la route, la belle nature reprendra ses droits et le paysage toute son agreste séduction.

C’est donc une jolie route élargie qui nous mène à l’ancien gué de la Cusanne. Par un pont jeté sur la rivière, on arrive au Val-au-Lièvre, pour accéder enfin, à pied cette fois, à travers les prés à une muraille abrupte de rochers d’où tombe une cascade. Cette cascade est formée, nous dit-on, par un affluent de la Cusanne.

Ce fond de vallée est dénommé le « Bout du Monde ». Certains l’appellent encore le cul-de-sac de Ménevault. D’autres, très irrévérencieux, ont supprimé à ce pauvre Ménevault le sac pour ne lui laisser que… le reste, et, pour justifier cette appellation, vous montrent un roche qui ressemble assez ma foi à un vigneron accroupi. Mais ne cherchons pas à savoir.

C’est pour inaugurer l’agréable route qui mène à cette « oasis de verdure » que nous prenions le départ lundi 5 juin, fête de Pentecôte.

Après un voyage sans histoires, nous arrivions à Nolay vers 11 heures. Nous avions à nos côtés un aimable correspondant du Progrès, aussi permettez-moi de lui donner la parole pour la cérémonie officielle :

C’est pour attirer l’attention des touristes sur ce coin pittoresque de la Bourgogne qu’une manifestation était organisée, hier, sous les auspices de l’Union commerciale avec le concours de la municipalité de Vauchignon, et avec l’appui du Touring-Club de France.

Favorisé par un temps radieux , elle a débuté, à midi, par une réception donnée, à l’hôtel de ville de Nolay, par la municipalité de cette ville, en l’honneur des personnalités dijonnaises et régionales qui y avaient été conviées. La journée était présidée par M. Gaston Gérard, maire de Dijon, ancien ministre, M. Jules Truchot, conseiller général, maire de Nolay, président de l’Union commerciale, recevait les invités, parmi lesquels on reconnaissait :

MM. Auguste J acot, député de Beaune ; Camuzet, ancien député : Boisson, maire de Vauchignon ; Renaud, maire de Painblanc, conseiller général ; Pélissonnier, ingénieurs en chef des ponts et chaussées ; Montmey, président du Syndicat d’initiative de Dijon ; Albert David, président de la Fédération des Unions commerciales de la Côte-d’Or ; le docteur Robert Blanc, président de l’Automobile-Club de Bourgogne ;

MM. le docteur Narjoux, adjoint au maire de Nolay ; Giraud, maire de Meursault ; Berthaud, maire de Thury ; Montelie, ingénieur des ponts et chaussées ; Cussac et Pigeon, vice-présidents de l’Union commerciale de Nolay ; Beauvalot, maire de Molinot, ainsi que des membres du Comité de la foire-exposition de Nolay, notamment MM. Changarnier, secrétaire général ; Barbey, trésorier général ; Regnier et Noirtin, trésoriers ; Convert, comptable ; Povert, Prost, Pfister, Fernand Truchot, Meuriot et Chifflot, membres du Comité, des conseillers municipaux, etc.

Aimablement, M. Truchot souhaite la bienvenue à toutes les personnes présentes, et tout particulièrement à M. Gaston Gérard.

Ce dernier félicite Nolay et sa municipalité, ainsi que la municipalité de Vauchignon d’avoir pris une initiative nouvelle, destinée, dans l’esprit de ses promoteurs, à apporter plus d’animation encore dans une région qui mérite d’être mieux connue et plus fréquentée.

Le Banquet – A midi 30, un banquet est servi par l’hôtel Sainte-Anne, sous la présidence de Gaston Gérard.

A l’issue du repas, en tous points excellent, des discours sont prononcés.

M. Camuzet vante les charmes agrestes de la Tournée et fait un vif éloge de MM. Truchot et Boisson.

M. Jacot remercie M. Truchot de l’invitation dont il a été l’objet, salue M. Gaston Gérard et proclame son fidèle attachement aux Nolaytois. Il fait allusion à la détresse actuelle des vignerons de la région, qui n’arrivent plus à vivre de leur labeur et s’engage à examiner attentivement le statut de la viticulture. En terminant, le député de Beaune lève son verre à la France, à la République et au canton de Nolay.

M. Gaston Gérard remercie M. Truchot et ses collaborateurs de la réception chaleureuse que les hôtes de Nolay y ont trouvée. Eloquemment, le maire de Dijon fait l’éloge des magistrats municipaux qui se sont succédé à la tête de l’administration locale. Tous, dit-il, se sont constamment attachés à affirmer l’esprit de progrès qui anime la vaillante petite cité républicaine. Et M. Gaston Gérard de boire à l’avenir de Nolay.

Tous ces discours sont vivement applaudis.

A la Tournée. – A seize heures, les convives se rendent à la Tournée, où les attend une nombreuse assistance, accourue de tous les villages voisins. Egaillée sur le flanc des montagnes environnantes, dont le soleil fait resplendir la verdure, elle forme un auditoire attentif. De nombreux promeneurs s’y étaient rendus en automobile.

M. Boisson, maire de Vauchignon, excuse un certain nombre de personnalités : MM. Chauveau, sénateur ; Balley, sous-préfet de Beaune ; Chaix, président du Touring-Club de France ; le colonel Carnot, ainsi que MM. Jacot, Camuzet et Pélissonnier, obligés de partir pour assister aux obsèques de M. Challand, maire de Nuits-Saint-Georges.

Eloquemment, le magistrat municipal remercie MM. Gaston Gérard, Montmey, Jacot, Pélissonnier, le docteur Robert Blanc, David, ainsi que le Comité de la Foire de Nolay et M. Truchot, et enfin les participants et les bienfaiteurs pour avoir aidé la commune de Vauchignon dans l’œuvre réalisé. En terminant, M. Boisson rappelle qu’avant de commencer les travaux de réfection du chemin d’accès, il avait fait classer le site.

M. Truchot, indique le but poursuivi par la municipalité de Vauchignon et par l’Union commerciale de Nolay.

« Notre région souffre particulièrement, dit-il, du marasme des affaires, de la mévente du vin. D’un commun accord, nous avons recherché à y amener un peu d’animation en procédant à la mise en valeur d’un des plus beaux coins de notre Bourgogne, par trop délaissé en raison des difficultés d’accès. Le Comité que je représente a eu pour idéal d’apporter un peu de renaissance, au peu de vie et d’activité commerciale à nos communes qui se dépeuplent et meurent. »

L’orateur s’associe aux remerciements exprimés par le maire de Vauchignon et dit sa gratitude à l’Administration des ponts et chaussées, au Touring-Club de France, à la Fédération des Unions commerciales, etc.

M. Truchot rappelle enfin les mesures prises pour l’aménagement des chemins accédant à la Tournée, dont il exalte le charme, jadis apprécié par Lazare Carnot et Alexandre Dumas.

M. le docteur Robert Blanc, président de l’Automobile-Club de Bourgogne, parle au nom du grand tourisme et prononce l’allocution suivante, chaleureusement applaudie :

« Mesdames, Messieurs,

Il me souvient qu’il y a cinq ans, l’A-C B. mettait au programme de ses sorties d’été : Nolay et le vallon de la Tourné.

Il faisait très beau, mais les journées précédentes avaient été quelque peu pluvieuses.

Notre capitaine de route, confiant dans l’excellence de la construction automobile, mais guide un peu téméraire, nous entraîna à sa suite.

Cormot-le-Grand, Cormot-le-Petit, Vauchignon, tout va bien.

Nous nous engageons dans le vallon… Le chemin se rétréci… nos… muscles aussi. Les roues s’enlisent dans la glaise, les embrayages patinent, la caravane s’arrête, quelques dames pleurent.

Comment nous pûmes avancer, manœuvrer et sortir de ce mauvais pas… je laisse à votre imagination le soins de conclure.

Mais la semaine suivante, quelques-unes de nos voitures faisaient rectifier le parallélisme de leurs roues avant.

Aussi, lorsque le Syndicat d’initiative de Nolay et la mairie de Vauchignon nous demandèrent de les aider à améliorer leur route, le Comité de l’A-C B. se souvint et vota affirmativement.

Hélas, il est écrit que nos gestes et nos intentions les plus louables ne sont pas toujours appréciées à leur valeur.

La réfection et l’élargissement du chemin de la Tournée à déplu à ceux qui s’intitulent « les amants de la nature ».

Voilons-nous la face, Messieurs, on nous a comparés à des Barbares, Vandales, Sarrasins et Ecorcheurs !… « La route large et plate comme la bêtise, empuantie par les vapeurs malodorantes des autos, a violé le mystère et la fraîcheur des fourrés… » je vous épargne le reste.

Ne nous étonnons pas de la violence de ces critiques. Il y a une raison à celle-ci et ce sont nos détracteurs mêmes qui nous la donnent : nous ne parlons pas la même langue, nous ne vivons pas en pensée à la même époque.

Erckmann-Chatrian nous conte que maître Daniel Rock et ses deux fils, la lance au poing, se firent broyer par la première locomotive qui traversa leurs champs. Et combien de villages refusèrent de céder leurs terres pour y établir des voies ferrées.

La merveilleuse petite bicyclette fut honnie par tous et bêtes et gens montraient les dents au passage des vélocipédards.

Puis ce furent les hideux teufs-teufs et leurs conducteurs vêtus de peaux de bêtes.

On sema des clous sur leur passage, on leur jeta des pierres.

En 1933, la fureur n’est pas encore calmée : elle se fait encore sentir dans l’enceinte de nos tribunaux, au sein même du Parlement !

Mais, Messieurs, rassurez-vous : les oiseaux effarouchés pourront revenir tranquillement faire leurs nids sans être gênés par les poules de luxe, qui ne s’attarderont pas longuement dans les solitudes champêtres, et, si un phonographe nasillard vient parfois troubler le silence des bois, ce ne sera qu’un épisode furtif dans la grande vie de la forêt.

Si le visiteur bruyant et tapageur gêne parfois de son encombrante personne le rêveur solitaire, combien de privilégiés, en revanche pourront goûter le charme de ces sites admirables, inaccessibles pour eux jusqu’à ce jour.

Ceci remplace cela et nous répondons à ceux qui nous blâment injustement, ce que je disais à propos du chemin des sources de la Seine, qui suscita les mêmes doléances :

Ne nous lamentons pas trop. C’est la vie : on la comprend autrement ; le tout est de savoir et de pouvoir être heureux quand même. En rendant accessible au grand public nos richesses touristiques, les municipalités et clubs font une œuvre utile et belle, mais ils doivent la compléter en apprenant à tous à comprendre et à respecter les trésors qu’ils mettent à leur portée.

Au nom de l’A-C B., je félicite tous ceux qui ont contribué et collaboré à la belle route de la Tournée.

Je lève mon verre en leur honneur et je suis convaincu que le bon Alexandre Dumas, souvent cité, amateur de ce vallon privilégié, se joindrait d’autant plus volontiers à nous pour inaugurer cette belle route qu’il était amateur de bonne chère et disait souvent, comme son héros Gorenflot : Bonum vinum laetificat cor hominum »

M. Montmey parle au nom du Touring-Club de France et du Syndicat d’initiatives de Dijon. Il fait ressortir la collaboration étroite des deux associations, dont l’une, le T-C F., contribue à aménager les sites et leurs moyens d’accès et en même temps à améliorer le confort et l’hygiène dans les hôtels. Ces conditions réalisées, les Essi sont appelés à faire la propagande nécessaire pour amener les touristes français et étrangers. La manifestation d’aujourd’hui est une preuve de cette collaboration. Sur l’initiative intelligente des municipalités de Nolay et Vauchignon, et grâce au T-C F. qui a versé une subvention de 5.000 francs, une nouvelle route touristique à été construite. M. Montmey félicite les promoteurs de cette initiative.

M Gaston Gérard espère que le geste rituel d’inauguration n’a pas été seulement le signal d’une belle fête mais aussi celui d’une période de prospérité nouvelle pour le canton de Nolay.

Le maire de Dijon souligne l’importance que l’industrie touristique occupe de plus en plus dans l’économie nationale. Il convie les habitants de la région de Nolay de pratiquer la politique du bon accueil, pour attirer et retenir les visiteurs. Nous sommes, dit-il, dans le pays de la politesse et de l’amabilité. Et tous, du plus petit au plus grand, se doivent de bien accueillir les étrangers. Il faut montrer le vrai visage de la province, faisant valoir ce que celle-ci possède de beau, de bon, d’original. C’est ainsi que les campagnes françaises peuvent toutes devenir d’attrayants séjours de vacances. Ecoutons donc, s’écrie M. Gaston Gérard, les vieilles cloches, contemplons les vieilles pierres grises, qui attireront toujours des foules empressées dans nos gracieux vallons.

Un vin d’honneur a été ensuite offert aux invités.

Ceux-ci assistent enfin à une charmante fête donnée avec le concours de la fanfare de Cormot et de la société de gymnastique l’Indépendante.

C’est à la tombée du jour que les visiteurs de la Tournée se retirent, heureux d’avoir vu ou revu, selon les cas, ce site, heureux de l’accueil qui leur avait et réservé et se promettant de revenir encore dans ce coin attrayant de la terre bourguignonne.

La fête du 5 juin fut une belle journée de propagande touristique et, à ce titre, méritait d’être longuement relatée dans nos colonnes.

Quelques vues prises avant et pendant la cérémonie, et due à l’objectif opportun de M. L. Nuidant, compléteront très heureusement ce reportage.

Docteur R. Blanc

Aujourd’hui encore, de nombreux passionnés d’automobiles anciennes ou de prestige parcourent notre vallée dans les… ornières du docteur Robert Blanc. Le Cirque du Bout du Monde est devenu une étape quasi obligatoire pour tous rallyes automobiles qui se respectent et les animations mensuelles de l’AOC à la Station de Bel-Air ne manqueront pas d’amplifier le phénomène sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à un quelconque pharaonique et mercantile Nigauds Land du Pôvre ™.

 

Le loup de Bel-Air 2 : histoire d’eau

En avril, nous avons distribué une première lettre dans laquelle nous faisions part de nos très nombreuses interrogations concernant le projet de parc d’attractions Vintage Bel Air. Celle-ci a attiré l’attention de Manuel DESBOIS, journaliste au Bien Public, qui nous interviewait le 6 mai. Ce dernier souhaitant avoir la réponse des porteurs du projet, l’article en question n’est paru que le vendredi 16 juin, dernier jour de la campagne de financement participatif.

Hélas, une fois de plus, les promoteurs du projet ne fournissent aucun élément démontrant que nous avons tort de nous inquiéter. En guise de réponse nous avons droit au bréviaire du parfait petit communicant avec un « choix d’image et de responsabilité citoyenne », « la revitalisation du secteur de Nolay » et un « projet patrimonial » « qui reste vert ».

Nous ne ferons pas la liste de leurs non-réponses (notamment sur l’avenir économique de ce projet dont les estimations de fréquentation sont basées sur celle des grands musées dijonnais) pour nous concentrer sur un petit détail : l’eau. Un parc de 29 hectares, avec son restaurant, ses commerces, son camping, (en concurrence directe avec ceux de Nolay) ses attractions, ses toilettes, la sécurité incendie, le tout pour des dizaines de milliers de touristes annoncés nécessite une grande quantité d’eau.

Premier problème : où va-t-on prendre l’eau nécessaire ?

  • Soit en pompant dans le réseau karstique situé sous le parc d’attractions et donc, au détriment des approvisionnements en eau de Vauchignon et de Nolay avec le captage de Coyot, mais aussi au détriment du Bout du Monde et de la rivière,

  • Soit par apport d’eau depuis un autre bassin, celui de l’Ouche par exemple.

Dans les deux cas, il faudra stocker de grandes quantités d’eau ce qui nécessitera sans doute la construction d’un nouveau réservoir mais qui va en assumer la charge financière ?

Second problème, les eaux usées ! Deux solutions possibles :

  • Un traitement en bassin de lagunage mais ce genre d’installations n’est pas visible sur les plans publiés par Vintage Bel Air. De plus, les eaux qui en sortiraient ne pourraient pas être rejetées directement en rivière mais uniquement dans le réseau karstique qui alimente le Bout du Monde et les captages de Vauchignon et Nolay. Cette solution n’est donc pas envisageable,

  • L’utilisation d’un réseau de tout-à-l’égout, à ce jour inexistant, qui évacuerait les eaux usées vers une unité de traitement, elle aussi inexistante, serait donc la seule solution envisageable mais nécessiterait un investissement très lourd (plusieurs millions d’euros) de la part de la Communauté d’Agglomération.

En eaux troubles ?

On peut aussi s’interroger sur la pertinence de ces investissements de la part de la CABCS (non prévus « pour l’instant » selon un courrier signé de son président) au seul bénéfice d’un projet privé à la viabilité douteuse, qui n’a fait l’objet d’aucun appel à candidature, dont la communication se base sur une confusion sciemment entretenue avec les collectionneurs de voitures anciennes et dirigé par un ancien associé parisien d’un vice-président de la CABCS figurant depuis le 19 mai dernier parmi les dirigeants de l’entreprise V.B.A. DEVELOPPEMENT (créée pour exploiter le parc d’attractions) comme membre du comité de surveillance. Où se situe la limite entre les intérêts privés et l’intérêt collectif ? Ce projet privé est-il plus prioritaire que la cantine de l’école maternelle de Nolay ou l’assainissement collectif des villages ? Combien cela va-t-il coûter aux contribuables ?

Lettre ouverte à la CABCS

Madame, Monsieur,

Le 29 juin dernier, vous avez adopté, à 88% des voix, un vœu de soutien au projet Vintage Bel-Air, qui se déclinait en deux parties :

Une première partie où vous confirmez « l’intérêt du projet Vintage Bel Air pour le territoire communautaire compte-tenu de sa pertinence économique et des impacts environnementaux maîtrisés ».

Une seconde partie où vous confirmez « le soutien de la Communauté d’Agglomération BEAUNE, Côte et Sud dans l’aboutissement de ce projet prioritaire. »

Au programme de ce projet annoncé sur Youtube :

– une grange de la peur où seront diffusés des extraits de films,

– un garage du rire où seront diffusés… des extraits de films,

– le belvédère des amours où seront diffusés… encore des extraits de films,

– un salon des arts ménagers,

– une piste de 1,5 kilomètres où l’on pourra se promener avec une voiture ancienne.

Quelle est la « pertinence économique » de ce projet privé qui fonctionnera en vase clos, avec ses restaurants, son camping, sa boutique de souvenirs et de produits régionaux en concurrence directe avec les commerçants locaux ? Où est le développement économique annoncé pour le secteur ?

Concernant les « impacts environnementaux maîtrisés » :

  • 30 hectares de prairies calcaires classées Natura 2000, avec leur flore et leur faune particulières, livrées au bétonnage et la disparition annoncée d’un des rares couples d’œdicnèmes criards du département (pour la survie duquel vous versez depuis des années des subventions aux agriculteurs).

  • Où sera captée l’eau nécessaire au fonctionnement du parc, sachant qu’il y a à proximité immédiate un site touristique lié à l’eau, le Bout du Monde, et les captages de Nolay (source du Coyot) et de Vauchignon. Va-t-on assécher ces sources ou faire venir de l’eau de la vallée de l’Ouche ? Et qui va financer la construction du réservoir nécessaire à son stockage ? Vintage Bel-Air SAS sur son terrain ou la CABCS aux frais du contribuable ?

  • Que fera-t-on de la grande quantité d’eaux usées consécutives à la fréquentation annoncée de plus de 100 000 visiteurs par an ? L’installation d’un bassin de lagunage sur le site semble peut pertinente au-dessus d’un réseau karstique servant à l’alimentation en eau potable des communes voisines.

La seule solution réaliste serait la pose d’un réseau de tout-à-l’égout ce qui suppose un investissement de plusieurs millions d’euros à la charge de la CABCS.

Et en quoi ce projet privé est-il prioritaire ? Y-a-t-il une urgence qui pousserait la CABCS a agir plus vite sur ce dossier qu’elle ne l’a fait sur le dossier de la cantine de l’école maternelle de Nolay ou sur celui de l’assainissement collectif de communes voisines ?

Enfin, nous rappellerons que ce « projet prioritaire » n’a fait l’objet d’aucun appel à candidature de la part de la CABCS et que la société privée Vintage Bel Air (dirigée par l’ancien associé parisien d’un vice-président de la communauté d’agglomération) base depuis le départ sa communication sur une confusion sciemment entretenue avec les collectionneurs de voitures anciennes qui sont loin d’être unanimes sur ce projet.

Nous espérons donc qu’au moment de voter les budgets vous saurez réserver les fonds publics dont vous avez la charge à des projets présentant un véritable intérêt communautaire et non pour le développement d’un projet privé dont le seul mérite est de répondre aux rêves de quelques-uns.

En vous remerciant de nous avoir lu nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de nos sentiments respectueux.

Comité d’Intérêt Local

de la Vallée du Bout du Monde

et de ses Environs

Le loup de Bel-Air

Le loup de Bel AirIl faut reconnaître que la réhabilitation du hameau de Bel-Air, dont la traversée pouvait pousser au suicide n’importe quel routier dépressif, est plutôt une bonne idée. La station rénovée tranche agréablement dans cet alignement de bâtiments délabrés et l’association AOC redonne vie à ce haut lieu (à tous les sens du terme) de l’automobile évoqué par Ricet Barrier dans sa chanson « les tractions avant« .

Mais à côté de cette réhabilitation des lieux, il y a un projet qui soulève quelques interrogations : Vintage Bel-Air. Un parc de loisirs qui s’étendra sur 29 hectares, voire plus avec le parking. Lancé à grand renfort de communiqués de presse en 2014 (y compris dans la presse économique nationale) ce projet pharaonique à 9 millions d’euros paraît des plus flous. Et comme disait la grand-mère du Petit Chaperon Rouge, « Quand c’est flou, y a un loup ».

On nous dit que ce site accueillera un centre de formation d’apprentis. S’il est indéniable qu’il faut du personnel qualifié pour entretenir et surtout restaurer les voitures anciennes et de collection, quels sont les besoins réels de la filière sachant que la plupart des passionnés bichonnent eux mêmes leur monture ? Ensuite, comment ces apprentis rejoindront-ils leur centre de formation au milieu de nulle part ? Où seront-ils logés sachant qu’il n’est pas prévu, pour l’instant, de lieu d’hébergement ? La communauté d’agglomération, qui soutient le projet, a-t-elle l’intention de mettre en place des liaisons par bus scolaires alors qu’elle refuse depuis des années la desserte de certains hameaux?

Oecnideme criardOn nous dit que ce projet est respectueux de l’environnement. Pourtant, il va faire disparaitre 29 hectares de prairies calcaires dans une zone Natura 2000 qui vise justement à protéger ce genre de milieux et ce, dans un endroit (le plateau de Bel-Air) dont l’intérêt ornithologique avait fait l’objet d’un article sur le site internet spécialisé ornithomedia en mars 2009. Un plateau qui accueille régulièrement des espèces rares, voire très rares.

On nous dit que la « loi sur l’eau » sera respectée mais comment seront traitées les eaux usées des 60 000 visiteurs attendus ? La Communauté d’agglomération a-t-elle l’intention de financer un réseau de tout-à-l’égout et un assainissement collectif pour la commune de La Rochepot alors qu’elle le refuse à d’autres communes depuis 10 ans ? Par un bassin de lagunage sur le site, au milieu des touristes et au-dessus du réseau karstique qui alimente en eau le site du Bout du Monde et la vallée de la Cozanne ?

On nous dit que ce parc de loisirs attirera 60 000 visiteurs par an. Avec une telle fréquentation ce parc serait le 4ème site touristique de Côte d’Or mais d’où sort ce chiffre? Les amateurs de vins à la recherche d’authenticité et de tradition qui visitent nos caves vont-ils se précipiter là-haut pour revivre les glorieuses années de l’automobile (et ses bouchons) ?

Projet ParcLes visiteurs des Hospices de Beaune, ce joyau de l’architecture médiévale, vont-ils se ruer sur ce monument à la gloire du kitch ? Les touristes étrangers qui fréquentent la région pour son calme et la beauté des paysages seront-ils séduits par une reconstitution de Nationale 6 bordée de platanes et sapins rachitiques ? Les passionnés de voitures, ancienne ou non, qui sillonnent nos routes à la belle saison seront-ils seulement intéressés par ce projet qui, somme toute, ne leur apporte rien de plus que ce qu’ils ont déjà ? Et ce projet aura-t-il un réel impact positif sur notre économie ou, au contraire, ne risque-t-il pas de mettre à mal une de nos ressources économiques : le tourisme vert ?

On nous dit que ce sera favorable à l’économie locale et générera 50 emplois « locaux ». Qu’elle est leur définition de l’emploi « local » ? Comptent-ils pratiquer une discrimination à l’embauche en ne sélectionnant que des candidats issus des villages voisins ce qui est illégal ? Ce chiffre de 50 emplois est-il seulement réaliste lorsqu’on sait que 50 smicards à temps plein coûtent environ 960 000 euros soit 16 euros par visiteur attendu ? Cet argument n’est-il pas présenté dans le seul but d’emporter l’adhésion de la population locale, les promesses n’engageant que ceux qui les croient ?

On nous dit que ce projet est soutenu par de nombreux entrepreneurs locaux. Certains de ses patrons n’ont-ils pas un intérêt immédiat à soutenir le projet sachant que, par ailleurs, leurs entreprises  ont toutes les chances d’obtenir les marchés de construction passés de gré à gré avec à la clé un bénéfice bien supérieur à leur investissement dans le projet ?

Enfin, on nous dit que ce projet est financé par des fonds privés mais la Caisse des Dépôts et Consignations est régulièrement citée. A quelle hauteur  se monte la participation de cet organisme public ?

Les promoteurs de Vintage Bel-Air aiment à se décrire comme des marchands de rêve. Espérons que ça ne tourne pas au cauchemar et que le réveil ne soit pas trop difficile pour la population locale.

Randonneurs, randonneuses… à vos JMB!

Randonneurs - cirque du Bout du Monde

Le printemps est là et les nombreux sentiers de randonnée dans la Vallée offrent une multitude de possibilités aux amateurs de grand air et de nature. Marcheurs du week end ou randonneurs chevronnés, en sortie en famille le dimanche ou à la recherche de l’exploit sportif, il y en a pour tous les goûts !

Notre région attire beaucoup de randonneurs attirés par la beauté des lieux, et une Nature authentique et préservée.  Les visiteurs reviennent fidèlement tous les ans parcourir les sentiers le week-end ou en vacançes : la Vallée de la Cosanne, le cirque du Bout du Monde, les sentiers qui serpentent entre falaises et prairies des environs… Marcheurs et amoureux de la région font vivre une activité de « Tourisme vert » très présente dans la Vallée et respectueuse de son environnement. Ils trouveront de nombreux gîtes pour les accueillir dans la Vallée, à Nolay, Cormot-Vauchignon ou les villages alentours… Bienvenue !

L’orientation peut parfois poser question devant certains panneaux… JMB (à droite) ou JMB (à gauche) ?

Sentiers de randonnées

Le sentier JMB ou Jean-Marc Boivin est une magnifique boucle de 50 kilomètres et 1500 mètres de dénivellé en montée. Au départ de Nolay, le sentier vous emmènera à la découverte des paysages multiples de la Vallée et de ses environs, entre falaises, forêts, combes, prairies et vignes. A chacun son rythme et ses efforts pour le parcourir, sur toute sa longueur pour les plus sportifs ou pour partie de son circuit.

Carte: promenades en pays Beaunois – Sentier Jean-Marc Boivin » sur fonds carthographique au 1/25000ème éditée par le Syndicat Touristique Intercommunal du Pays Beaunois.

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JMB, c’est Jean-Marc Boivin, un grand bonhomme et un « aventurier des temps modernes ». D’origine dijonnaise, il a fait ses premières armes en grimpant les falaises de la région, les falaises de Cormot en particulier qu’il aimait pour son beau calcaire et la difficulté de ses dièdres et cheminées façon alpine. Jean-Marc Boivin a inspiré la dernière génération d’alpinistes; touche à tout, il a ouvert de nouvelles pratiques sportives. Un mélange de gentillesse et de chaleur humaine, l’esprit curieux et un physique de compétiteur, il a ouvert l’aventure sportive dans toute sa diversité et ses extrêmes, et repoussé les limites du possible.

Partons sur ses pas, chacun à sa mesure …