Randonneurs, randonneuses… à vos JMB!

Randonneurs - cirque du Bout du Monde

Le printemps est là et les nombreux sentiers de randonnée dans la Vallée offrent une multitude de possibilités aux amateurs de grand air et de nature. Marcheurs du week end ou randonneurs chevronnés, en sortie en famille le dimanche ou à la recherche de l’exploit sportif, il y en a pour tous les goûts !

Notre région attire beaucoup de randonneurs attirés par la beauté des lieux, et une Nature authentique et préservée.  Les visiteurs reviennent fidèlement tous les ans parcourir les sentiers le week-end ou en vacançes : la Vallée de la Cosanne, le cirque du Bout du Monde, les sentiers qui serpentent entre falaises et prairies des environs… Marcheurs et amoureux de la région font vivre une activité de « Tourisme vert » très présente dans la Vallée et respectueuse de son environnement. Ils trouveront de nombreux gîtes pour les accueillir dans la Vallée, à Nolay, Cormot-Vauchignon ou les villages alentours… Bienvenue !

L’orientation peut parfois poser question devant certains panneaux… JMB (à droite) ou JMB (à gauche) ?

Sentiers de randonnées

Le sentier JMB ou Jean-Marc Boivin est une magnifique boucle de 50 kilomètres et 1500 mètres de dénivellé en montée. Au départ de Nolay, le sentier vous emmènera à la découverte des paysages multiples de la Vallée et de ses environs, entre falaises, forêts, combes, prairies et vignes. A chacun son rythme et ses efforts pour le parcourir, sur toute sa longueur pour les plus sportifs ou pour partie de son circuit.

Carte: promenades en pays Beaunois – Sentier Jean-Marc Boivin » sur fonds carthographique au 1/25000ème éditée par le Syndicat Touristique Intercommunal du Pays Beaunois.

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JMB, c’est Jean-Marc Boivin, un grand bonhomme et un « aventurier des temps modernes ». D’origine dijonnaise, il a fait ses premières armes en grimpant les falaises de la région, les falaises de Cormot en particulier qu’il aimait pour son beau calcaire et la difficulté de ses dièdres et cheminées façon alpine. Jean-Marc Boivin a inspiré la dernière génération d’alpinistes; touche à tout, il a ouvert de nouvelles pratiques sportives. Un mélange de gentillesse et de chaleur humaine, l’esprit curieux et un physique de compétiteur, il a ouvert l’aventure sportive dans toute sa diversité et ses extrêmes, et repoussé les limites du possible.

Partons sur ses pas, chacun à sa mesure …

L’anémone pulsatille, au soleil des plateaux calcaires

 

L’anémone Pulsatille est l’une des premières fleurs à s’ouvrir au printemps au moindre rayon de soleil.  La plante est typique des plateaux et pelouses sur calcaire, de préférence sur les versants ensoleillés et plutôt secs. Elle ne va pas tarder à éclairer les pelouses sauvages encore préservées dans notre région, avec sa belle robe de couleur rose-violet, et ses tiges à l’aspect duveteux.

Sa fleur est composée de 6 sépales d’un violet profond à l’intérieur, et plus pâles à l’extérieur, recouverts de poils blancs. Après la floraison, la plante reste très gracieuse avec ses fruits en forme d’aigrettes velues, qui s’agitent au moindre coup de vent. Le duvet des graines sera ainsi disséminé par le  vent. C’est d’ailleurs de là que vient son nom : anémone du grec « anemos », le vent, et « pulsatilla » dérivé du verbe latin, battre.

De la famille des renonculacées,  l’anémone est très toxique en cas d’ingestion.

C’est une espèce sensible que l’on observe souvent dans des sites protégés à l’échelle nationale ou européenne.  Elle est inscrite sur la liste rouge mondiale de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) avec la statut d’espèce quasi menacée.

Autant de bonnes raisons de l’admirer à l’état sauvage …  et bien se garder de la cueillir !

Quand le soleil est au rendez-vous, la photographie révèlera toute sa beauté.
Et si vous voulez la même dans votre jardin, vous pouvez acheter un pied cultivé dans la plupart des bonnes jardineries.

Un patrimoine naturel d’intérêt européen – Natura 2000 Habitats, Faune, Flore

Carmen - N2000 Directive Habitats FR2600973
             ZSC Habitats, Faune, Flore     –      zoom sur la Vallée de la Cosanne et ses environs                                Carmen cartographie

Le site Natura 2000 des pelouses et forêts calcicoles de la Côte et arrière Côte de Beaune s’étend de façon discontinue de Beaune à Chagny.  Le site est morcelé sur cinq secteurs:
-Au Nord-Est, les chaumes de Nantoux, Pommard et Bouze-les-Beaune
-La dépression de Saint Romain (de Meloisey à Orches)
-Le Bout du Monde et la Reculée de Vauchignon
-La Montagne des Trois Croix et le Mont Julliard
-Monts Rome plus au Sud
fiche_ZSC_FR26009731

fiche_ZSC_FR26009732

Lien: DREAL Bourgogne – les sites Natura 2000

 

 

Natura 2000, ZPS, ZSC…qu’est-ce que c’est?

Les objectifs d’un réseau européen ambitieuxnatura2000

Le réseau Natura 2000 s’inscrit au coeur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne et est un élément clé de l’objectif visant à enrayer l’érosion de la biodiversité.

Ce réseau mis en place en application de la  Directive « Oiseaux » datant de 1979 et de la Directive « Habitats » datant de 1992 vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe.

Il est constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces de la flore et de la faune sauvage et des milieux naturels qu’ils abritent.

La structuration de ce réseau comprend :

  • Des Zones de Protection Spéciales (ZPS), visant la conservation des espèces d’oiseaux sauvages figurant à l’annexe I de la Directive « Oiseaux » ou qui servent d’aires de reproduction, de mue, d’hivernage ou de zones de relais à des oiseaux migrateurs ;
  • Des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) visant la conservation des types d’habitats et des espèces animales et végétales figurant aux annexes I et II de la Directive « Habitats ».

Ce réseau est issu majoritairement des informations issues des inventaires des zones d’intérêt communautaire pour les oiseaux (ZICO) et des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique  (ZNIEFF).

Au-delà de la mise en œuvre d’un réseau écologique cohérent d’espaces représentatifs, la Directive « Habitats » prévoit :

  • un régime de protection stricte pour les espèces d’intérêt communautaire visées à l’annexe IV ;
  • une évaluation des incidences des projets de travaux ou d’aménagement au sein du réseau afin d’éviter ou de réduire leurs impacts ;
  • une évaluation de l’état de conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaires sur l’ensemble des territoires nationaux de l’Union Européenne (article 17).

Les objectifs 

Ce dispositif européen ambitieux vise à préserver des espèces protégées et à conserver des milieux tout en tenant compte des activités humaines et des pratiques qui ont permis de les sauvegarder jusqu’à ce jour.

La gestion des sites en France

Le réseau français abrite au titre des directives « Habitats et « Oiseaux » :
131 habitats (annexe I de la DH), soit 57% des habitats d’intérêt communautaire
159 espèces (annexe II de la DH), soit 17% des espèces d’intérêt communautaire
123 espèces (annexe I de la DO), soit 63% des oiseaux visés à l’annexe I

Le réseau étant considéré comme stabilisé, les efforts se concentrent désormais vers la gestion des sites pour maintenir le bon état de conservation des habitats et des espèces.

A l’issue d’un processus de concertation entre les différents acteurs locaux, les objectifs et les actions de gestion de chacun des sites Natura 2000 sont définis au sein d’un document d’objectif «DOCOB ». Le DOCOB permet d’harmoniser les pratiques du territoire (agricoles, forestières, sportives…) avec les objectifs de conservation de la biodiversité fixés pour chaque site.

Le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), en tant que Centre national de référence pour la nature (article L 411-5 du Code de l’environnement), intervient et accompagne l’ensemble du processus de mise en œuvre du réseau Natura 2000 et en assure le suivi technique et scientifique.

L’état de conservation des espèces et habitats d’intérêt communautaire est un volet majeur de l’évaluation globale du réseau Natura 2000. Afin de répondre aux engagements de la Directive « Habitats », le Ministère en charge de l’Écologie a confié au MNHN la coordination de l’évaluation périodique de l’état de conservation des habitats et espèces d’intérêt communautaire présents sur le territoire (annexes I, II, IV et V).

Lien: INPN – Programmes Natura 2000

 

la conservation du patrimoine en Bourgogne

ZNIEFF de type 1 - vallée du bout du monde et Environs
Cartographie des Zones ZNIEFF de type 1 – Vallée du Bout du Monde et Environs

 

La conservation du patrimoine naturel en Bourgogne

Depuis 1982, La Direction Régionale de l’Environnement en Bourgogne anime un inventaire permanent des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Naturalistes bénévoles, membres d’associations, universitaires et membres des museums d’histoire naturelle rassemblent leurs connaissances de terrain.  Un inventaire est établi, validé par Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, puis par le Museum National d’Histoire Naturelle pour évaluation et intégration au répertoire national.

Cet inventaire sert de base de référence pour toutes les politiques de protection de la nature et doit susciter des précautions en matière d’aménagement du territoire.

Deux types de zones sont répertoriées :

Zone de type 1 : sont des secteurs d’une superficie limitée, caractérisées par leur intérêt biologique remarquable, ou caractéristiques du patrimoine naturel régional ou national. Ces zones sont particulièrement sensibles  aux équipements ou aux transformations, même limitées.

Zone de type 2 : grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.

En Bourgogne, 671 Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique  et Floristique (ZNIEFF) sont répertoriées

   132 926 hectares pour les ZNIEFF de type 1        soit  4% de la superficie en Bourgogne
1 139 877 hectares pour les ZNIEFF de type 2       soit 36% de la superficie en Bourgogne

Référence : Site public DREAL Bourgogne

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Dans notre vallée du bout du monde et dans ses environs, plusieurs espaces naturels sont reconnus ZNIEFF de type 1. Ce sont souvent de petits espaces,  caractéristiques du patrimoine de la Région.

ZNIEFF de type 1 : 260005938 CIRQUE DU BOUT DU MONDE – 462 hectares
http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260005938.pdf

ZNIEFF de type 1 : 260030370 PLATEAU DE BEL AIR   – 633 hectares
http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260030370.pdf

ZNIEFF de type 1 : 260005940 COTE AU SUD-EST DE BEAUNE – 4774 hectares
http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260005940.pdf

ZNIEFF de type 1 : 260020024 PRES DES FONTAINES DE LA LOUCHERE A EPERTULLY – 126 hectares  http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260020024.pdf

ZNIEFF de type 1 : 260020044 CARRIERE DU GENETOIS ET RUISSEAU DE BRUYERE A NOLAY – 162 hectares    http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260020044.pdf

ZNIEFF de type 1 : 260030009 BOCAGE DE MOLINOT -1129 hectares
http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/260030009.pdf

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Qu’est qu’une ZNIEFF ?

Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ont pour objectifs la connaissance permanente aussi exhaustive que possible des espaces naturels, terrestres et marins, dont l’intérêt repose soit sur l’équilibre et la richesse de l’écosystème, soit sur la présence d’espèces de plantes ou d’animaux rares et menacées. Les ZNIEFF constituent un inventaire pour la connaissance de la biodiversité régionale et représentent un outil de connaissance scientifique et d’alerte sur les enjeux du patrimoine naturel.

La désignation d’une ZNIEFF repose sur la présence d’espèces ou d’associations d’espèces à fort intérêt patrimonial régional ou national. Ces données naturalistes sont de plus cartographiées via les contours des ZNIEFF. Cette base de connaissance, associée aux contours, sert de base de hiérarchisation des enjeux du patrimoine naturel, permet d’améliorer leur prise en compte avant tout projet, mais aussi d’améliorer la détermination de l’incidence des aménagements sur ces milieux et enfin d’identifier les nécessités de protection de certains espaces fragiles

La forêt des combes a l’allure montagnarde

Les forêts en Bourgogne sont multiples et très diversifiées. Cette richesse est intimement liée à la diversité des conditions situationnelles présentes en Bourgogne (géologie, climat, topographie et morphologie). Les forêts sont de véritables refuges pour tout un ensemble d’espèces animales, protégées ou non : oiseaux, mammifères, insectes.

Taillées dans un calcaire résistant, le relief abrupt des combes de la Côte et de l’Arrière Côte présentent une grande diversité de milieux naturels : éboulis, rochers, falaises, fourrés et pelouses thermophiles. Les forêts des combes abritent tout particulièrement une grande diversité sur une aire très réduite. Des forêts riches en espèces méridionales et montagnardes se développent sur le versants exposés au sud et au nord.

Un taillis de chênes pubescents encombré de buis recouvre l’adret exposé au sud. Ces bois de chênes blancs ajourés de blocs rocheux et de falaises sont comparables au midi de la France. La pente opposée, exposée au Nord, est le domaine privilégié du hêtre , une essence qui apprécie l’ombre et l’humidité atmosphérique. Le sol épais du fond de vallon, le talweg, permet le maintien d’une forêt linéaire de chênes pédonculés et de frênes.  Le « bout du monde » situé à la naissance de la combe, prend l’aspect d’un ravin où le tilleul à grandes feuilles et plusieurs espèces d’érables plantent leurs racines entre de gros blocs moussus.

La chênaie pédonculée-frênaie de fond de combe est rare car les talwegs sont étroits ou souvent utilisés comme axes de circulation forestiers.  Ce type de forêt se distingue des peuplements contigus des pentes par sa richesse en chênes pédonculés et en frêne, qui indique un sol profond avec de bonnes réserves en eau. La strate herbacée luxuriante abrite des espèces originales comme l’ail des ours ou la nivéole printanière.

La forêt de ravin à tilleuls et érables a des allures montagnardes, dignes des reculées jurassiennes. Des plantes des ravins de montagne, derniers témoins des périodes froides du quaternaire, subsistent encore dans des stations privilégiées, les combes de l’arrière-côte constituant leurs derniers refuges. D’autres plantes comme la dentaire pennée apprécient l’ombre et l’humidité du bout du monde de Vauchignon  Les arbres morts enchevêtrés des combes accentuent encore l’aspect sauvage de ces lieux humides, frais et moussus. Les forêts des combes sont le refuge d’ une faune d’une grande diversité : pic noir, pic épeiche, chouette hulotte, sittelle torchepot, pipistrelle, lucarne cerf-volant…etc. Des arbres inexploités mais indispensables au maintien d’une certaine diversité: Du bois mort pour la vie !

Références: 
CEN Bourgogne - Les Milieux Naturels Forestiers de Bourgogne
La Bourgogne - paysages naurels, faune et flore -Edition Delachaux & Niestlé

Du bois mort pour la vie!

La Combe Renaud au Bout du Monde est un espace géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. C’est un espace sauvage et préservé, les racines des vieux arbres de la forêt retiennent les gros blocs de calcaire moussus arrachés à la falaise. Le soleil pénètre difficilement ses pentes et l’humidité y est reine au printemps. Différentes espèces d’arbres s’accrochent à ses pentes, et une faune variée trouve refuge dans les cavités des vieux arbres ou dans les troncs morts, volontairement conservés pour préserver la biodiversité de la forêt.

Des panneaux d’information aux visiteurs, réalisés par le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne, avec le soutien de la Région et de l’Union Européenne, expliquent l’utilité de ces forêts anciennes.

« du bois mort pour la vie »

Dommage que ces panneaux aient été vandalisés ces derniers jours, un acte ignorant et désolant. Pour votre plaisir, vous trouverez ici la retranscription de l’information du Conservatoire, photographiée dans le courant du mois dernier.

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Des arbres inexploités mais indispensables au maintien d’une certaine diversité

C’est dans les vieilles forêts que la diversité biologique est la plus importante. On estime que 25% des espèces forestières dépendent des arbres âgés, dépérissant ou morts. Elles les utilisent comme abris ou source de nourriture. Ce sont des lichens, mousses ou champignons, mais aussi de nombreux insectes, mollusques, crustacés sans oublier des oiseaux ou des mammifères.

De par les modes d’exploitation forestière actuelle, 40% des organismes liés au bois mort et en décomposition seraient menacés en Europe.

Des espèces souvent méconnues mais fort utiles

Dans les forêts dites « naturelles » composées d’essences autochtones et n’ayant pas connu d’exploitation depuis plus de 50 ans, la décomposition du bois mort grâce aux organismes vivants permettrait le recyclage d’environ un tiers des éléments minéraux disponibles pour les racines des arbres.

Des actions pour rendre un caractère plus naturel à nos forêts

Une exploitation raisonnée des forêts, permet de conserver isolément ou sous forme d’ilots, des vieux arbres et des arbres morts.

Le Conservatoires d’espaces naturels de Bourgogne a choisi de laisser vieillir librement les forêts dont il a la gestion. Aucune intervention, hormis celles liées à la sécurité, n’est envisagée dans ces parcelles.

Conservatoire d’Espaces Naturels de Bourgogne